dimanche 17 février 2008

Retour en vacances...La Maison de Mamie fait la coquette...

Balleure- Grande Rue (vers 1905)

...Elle à laissé tomber au sol sa jupe déjà si courte et lézardée, et elle montre fièrement ses dessous roses : Pas de pudeur ni de honte, elle n'a vraiment rien à envier aux autres "mémères" du village...




























La Maison de Balleure s'est fait lifter : Flamboyante sous le soleil cru de cet après midi de Février...Tendu de rose doré, l'enduit s'est fait la malle sous les marteaux et les burins affutés ; le bois est sorti de ses gonds, la clenche se tortille encore sur le portillon clair de bois fraichement sablé...Quelques pierres se sont rangées en arc au dessus de la porte de la grange, le perron s'est fait royal avec son chapeau de zinc découpé ; même le portail abimé et pourri prend fière allure devant le mur de pierres taillées sous le soir qui descend. Dans le "cagibi", les objets n'ont pas cherché à se dissimuler, boites colorées et autres brocantes douces, les souvenirs bien rangés jonglent avec la lumière. Il flotte un parfum de fumée de première cigarette blonde...
Les cagettes de bois sec sont entassées à même le sol, la grange se porte garant de la précieuse chaleur à venir, un brin de douceur rosée s'est emparée de la majestueuse construction mais l'âme est restée intacte : Respirez! Ca sent Balleure...!

jeudi 14 février 2008

En Bourgogne, dans certaines vallées....

Ce matin, vers 11hoo, appareil photographique reflexe en boudouillière, avec la ferme intention de traquer à l'affut quelques gnous ou bisons, je suis tombé hébété sur ce spectacle : Dans une danse rythmée au son du poste de radio Tonic FM, une horde sauvage s'évertuait à enflammer branches et morceaux de bois frais...Des volutes de fumée ocres et blanches partaient vers le ciel...plus loin sur un autre versant, au loin dans la plaine, des signaux semblaient répondre au premiers ... était-ce quelque déclaration de guerre? ou main mise sur un nouveau terrain de chasse?

En m'approchant prudemment un peu plus avant, je ne vis pas de visages tatoués ni plumes au scalp, encore moins de trophées et armes prêtes pour le combat. Etait-ce ce "soleil nouveau" de Février qui m'eut asséné un coup derrière le casque?


















Eh oui, je pense que dans certaines contrées reculées comme ici en Bourgogne profonde, on communique encore par signaux de fumée...tels les anciennes peuplades indiennes.
Pour moi aussi, cela paraissait incroyable, et pourtant, ce dimanche matin...après la messe...

mercredi 6 février 2008

Tristesse infinie...puis joie du jeu.








Regarder ailleurs (1)
Une diagonale d'oiseaux (2)
Par la baie vitrée...(3)
Reflet du désespoir (4)
Enfermé pour mourir. (5)
Alors, je vais me venger sur cette chaise (6)
J'ai un tas de stress à évacuer : Toi, tu vas subir! (7)

mardi 5 février 2008

"Et toi là-bas, tu veux ma photo?"




Le vigneron qui taille, il a pas envie qu'on l'emmerde
Il a pas envie qu'on le mette en boite...
Il veut garder sa liberté pour lui tout seul :
"- Dis-donc toi, tu travaille pour FR3...?"
Je remonte le col de ma veste, je ne répond rien,
Je gâchette un peu plus vite et je remonte dans l'auto.

Il fait un put...de froid ce matin vers Auxey...
Je vais aller me tuyauter un petit café.

dimanche 3 février 2008

Activité volcanique accrue au fond des gorges.





Depuis deux heures maintenant, le calme est revenu sur le bassin volcanique, il nous reste encore quelque amertume chocolatée sous la langue, trois montagnes démoulées ont disparues fortuitement...Sur le reste des pentes boursoufflées, la lave est refroidie et forme à présent une croute brune, quoique bien appétissante...
L'onctuosité du terrain alentour fleure bon la fin d'après-midi dominical, nous sommes revenu de notre voyage au centre aigu des plaisirs, sains et sauf, vivants!
Merci à Eveline, l'initiatrice de ce trekking improvisé au coeur des abysses épicuriennes.