vendredi 2 janvier 2009

Tu resterais là pendant des heures, avec ton café chaud...double.


Sixième journée... Neuf heures, courbé comme un vieux gréement, j'ai peur de rejoindre le lit trop rapidement... petit déjeuner thé-marmelade d'oranges amères ; habillés chaudement, moi emmitouflé jusqu'aux yeux, nous descendons quand même jusqu'au port sous une lumière bleutée, presque douce pour cette heure de fin de matinée.
Le vent est hivernal, le thermomètre doit friser les 0°... Une petite virée sur le port avec l'appareil photo, - très rapidement ! - les bateaux roulent et tanguent, les amarres et les mats tintent, les bastingages souffrent et se plaignent en sifflant et en hurlant derrière les murs de retenue du port...l'air froid s'engouffre sous mon coupe-vent et pendant qu'Eve remonte la rue en passant par la boulangerie, je fais vite une halte au bar pour deux mini-expresso. Près de la fenêtre, deux ilois, marins ou faux-semblants attablés en contre-jour, sirotent un verre d'entre-deux-mers, le regard porté sur le quai et le verbe haut...
Je remonte la rue et mon col, un sourire au coin du coeur et une mouette en sillage comme un avion désarticulé sur fond de maisons blanches. Et volets bleus.

mercredi 31 décembre 2008

Un cadeau, quand un chat veut partir voir la mer...


Dix jours, dix, pas un de moins... et c'était le même bleu partout, du ciel, des barrières, des volets...et du reste.

dimanche 7 décembre 2008

La photographie, c'est la vérité et le cinéma, c'est vingt-quatre fois par seconde...












Le Jour de la première d'un film...du film. Almaritsu !

dimanche 30 novembre 2008

La vie est un jus de fruit, sucré, acidulé, amer poivré...


...Ou salé.

" Est-ce que l'amour fait mal ? Oui ça fait mal... Quand je te regarde c'est une souffrance. Pourtant hier tu disais que c'était une joie. C'est une joie et une souffrance. - La photographie, c'est la vérité et le cinéma, c'est vingt-quatre fois par seconde... - Il serait normal que les assassins signalent les crimes. Après tout, ils sont les premiers informés.

Je te manque ? Comme on manque un train... - Il n'y a pas d'amour, Hélène, il n'y a que des preuves d'amour. - Tu m'emmerdes gentiment, affectueusement, avec amour. Mais tu m'emmerdes ! - J'y trouve un goût de pomme... Y'en a... Vous avez beau dire : Y'a pas seulement que de la pomme. Y'a autre chose. Ca s'rait pas des fois de la betterave ? Si, y'en a aussi.

Vous voulez un whisky ? Oh, juste un doigt. Vous ne voulez pas de whisky d'abord ? - Un intellectuel assis va moins loin qu'un con qui marche. - Pour vous, je suis un athée. Aux yeux de Dieu, j'appartiens à l'opposition fidèle. - Y'a pas de metteur en scène dans ce film de merde. - En d'autres termes, tu me vires ! Pas en d'autres termes, non. Ce sont les termes exacts. "

vendredi 28 novembre 2008

Inseste de rose orangé et fenêtre bleue ciel...



"Dans le cadre de cette putain de bonne chienne de vie"

dimanche 23 novembre 2008

Allez, ré-ouvrons les yeux...Le temps passe.





...Et dirigeons nos oreilles dans la mouvance des vents futurs.
"Ma grelotte" dans le.sourire.du.chat.
Tu as raison, les enfants que l'on fait naitre sont les plus jolies parties de nous-même...et les compromis ne sont pas facilement acceptables.

vendredi 31 octobre 2008

La vie en bouffée...


...Comme pour nous dire : "Vas-y, crois-y éperdument!"

mercredi 22 octobre 2008

Derrière tes cheveux...





En demi-teintes et en vent de vers l'hiver.

samedi 18 octobre 2008

Automnale, au bord du monde...


En pente douce comme la saison qui rougit les feuilles alentour
Sans réserve et sans alibi, au bord du monde
éperdu fou, renaissant au creux de tes bras
A mille années lumière de la réalité, yeux clos...

Bouche croissant chocolat et langue ludique
Au carrefour des illusions déraisonnées
Je me suis perdu encore un peu plus ;
Dans la nuit, les phares, les virages, le canal, turbulences...

Dans la couette au parfum de toi,
En désordre, en accord jusqu'au ciel ;
Aux morsures, à la nuit qui se meure
Nous mourrions, tous les deux, amoureux...

Aux pensées frivoles, envolées
A la descente, dernier frisson - tu m'appelle?
Une tache rousse, en coeur, au pied du lit,
Défaire les nœuds, enfiler en hâte, extraire et re formater
Le coeur.

Il est six heures et la brume opacifie tous mes rêves.
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"Faire l'amour en cachette, c'est comme voler des bonbons à l'épicerie. C'est délicieux."
Christian Bobin

dimanche 12 octobre 2008

Ah Jeunesse, jeunesse!





"La d'moiselle, si tu te reconnais ici (c'est que tu utilise les liens que je t'ai donné avec les 2 ou 3 tirages cet après midi), et bien dis moi ce que tu pense de ces quelques portraits de toi..."


"Ce n'est pas tout d'avoir de jolis yeux, il faut qu'une petite lampe s'allume derrière. C'est cette petite lueur qui fait la vraie beauté."

Jean Anouilh